Souviens-toi, c'était en avril 2010, et toute la sphère high-tech était en émoi à l'annonce du sauveur qui allait nous libérer des griffes de l'infâme Facebook.

4 étudiants ambitieux étaient en train d'imaginer un réseau social open source décentralisé, pour que chacun puisse enfin reprendre le contrôle de son identité numérique.

L'idée de base est simple : au lieu de stocker toutes nos données sur des serveurs centralisés, laissons chacun de nos petits ordinateurs s'interconnecter entre eux. Chaque utilisateur dispose d'une seed (une graine, quoi), en gros son profil et son URL, et il peut accéder aux données des autres utilisateurs, soit publiques, soit privées en indiquant une clé.

Après avoir levé bien plus d'argent qu'ils n'en demandaient au départ (200 000 $ au lieu de 10 000 $. Tu aimerais que ça se passe comme ça aussi quand tu négocies ton salaire ou que tu demandes une augmentation ?), la petite équipe a travaillé sans relâche pour sortir une première distribution le 15 septembre 2010.

Bon, premier problème, pour faire marcher cette petite bête chez toi il faudra l'installer et le configurer, un jeu d'enfant pour toi petit geek, mais pas sûr que le grand public adhère si facilement. C'est plus compliqué que de donner son mail et choisir un mot de passe. 

D'ailleurs pour le moment tu ne pourras l'installer que sur des distributions Linux ou sur Mac OS X, bien que des solutions semblent exister pour le faire tourner sur Windows.

diaspora

Que puis-je faire avec dès à présent ?

A vrai dire pas grand chose :

- écrire des messages sur ton mur.

- poster des photos et les commenter (mais pas de classement en album possible pour le moment).

- rechercher des contacts via un moteur de recherche.

- gérer tes contacts par groupes.

- récupérer le flux RSS de ton profil public.

Beaucoup d'utilisateurs semblent réclamer l'intégration d'identi.ca, le "twitter ouvert", bien que celles de Facebook et Twitter me paraissent bien plus urgentes pour faire connaître le projet. Quoi que la priorité n'est sans doute pas là pour le moment.

Un bon point pour le design de l'interface, clair et épuré, bien loin de Facebook et son trop plein d'informations à chaque page. Il faudra d'ailleurs que je pense à écrire un article coup de gueule à ce sujet. Espérons en tout cas que Diaspora parvienne à conserver cette qualité au fil de l'enrichissement de ses fonctionnalités. 

Il n'y a pas de date annoncée pour la seconde distribution, mais des améliorations semblent apparaître au fil du temps. Comme l'a fait remarquer UbunBloX, une page de conversation a récemment fait son apparition pour envoyer des messages aux autres utilisateurs et suivre le fil des conversations.

Bon, c'est pas mal, rien de révolutionnaire pour le moment mais le développement semble se poursuivre (encore une chance avec 200 000 $ en poche ! Même si j'en conviens s'il s'agit de concurrencer Facebook ça ne représente pas grand chose). D'un autre côté, l'idée d'un Facebook sans applications inutiles, jeux, publicité... est plus que séduisante.

Ce projet m'intéresse beaucoup bien que je ne me suis pas encore plus penché sur la question. Je vais d'ailleurs remédier à cela tout de suite en demandant tout de suite mon invitation.

Promis, je te tiendrais au courant ! 


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